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Alimentation durable

Des pommes sans pesticides !

24/03/2011

Des pommes, moins de pesticides ... mais plus d’oiseaux, de grenouilles et de coccinelles !

Retrouvez l’intégralité du dossier Vers une alimentation plus durable

Les verger d'Olivier, pommes sans pesticides.

Des Gala, des Granny, des Fuji, des Braeburn, des Pink Lady et des Jazz, un appétissant croisement de Gala et de Braeburn… Quelque 2800 tonnes de pommes produites chaque année, le tout sur une soixantaine d’hectares à Asques, dans le Tarn et Garonne.
Du “classique” à première vue. Enfin, pas tout à fait. Car depuis trois ans, l’exploitation n’utilise pratiquement aucun pesticide. Comment réussir alors à produire de beaux fruits, qui répondront de façon satisfaisante à toutes les conditions de mise sur le marché, calibrage, coloration, fermeté, taux de sucre, faiblesse voire absence de résidus de pesticides, tout en étant économiquement viable ? Il n’existe pas de solution unique, mais un ensemble de pratiques, qui, réunies, permettront d’aboutir à un seul et unique traitement dans l’année, en fonction de l’étude attentive du milieu et des prévisions de Météo France. Parmi ces pratiques, nombre d’entre elles permettent de retrouver une vraie biodiversité sur le terrain. Planter des haies, enherber les allées, installer des ruches pour favoriser la pollinisation, des abris pour les oiseaux et les chauve-souris, par exemple… (lire l’interview d’Olivier Dutertre).
Plus agréable de travailler en compagnie des oiseaux, des coccinelles et des grenouilles qu’en masque, combinaison et pulvérisateur ? Certes, mais il ne s’agit pas que d’agrément. Le retour de la biodiversité permet la réapparition d’espèces prédatrices des insectes et autres ravageurs, ennemis des arbres fruitiers. Larves de papillons “carpo”, l’ennemi numéro 1 des vergers, pucerons, araignées rouges font le régal des uns et évitent les applications de phytosanitaires aux autres ! Chacun y trouve donc avantage, tout comme le consommateur à qui les fruits sont destinés : des produits plus naturels, meilleurs pour la santé et pour l’environnement. Et si tout cela s’appelait finalement le simple bon sens.

Interview 


Olivier Dutertre, Responsable de verger chez Brun Production

En quoi ce développement, ou ce retour, d’espèces animales et végétales est bénéfique à l’ensemble de l’exploitation ?
Olivier Dutertre : Ces démarches permettent à notre exploitation d’offrir une pomme plus saine respectant l’environnement, la sécurité de notre personnel, des économies d’argent… elles s’inscrivent totalement dans des normes de production, de conditionnement et de traçabilité (Globalgap [1] et BRC [2] ).

Qu’avez-vous pu constater sur le terrain, et combien de temps a-t-il fallu pour les premiers constats ?
Olivier Dutertre : Sur le terrain c’est simple, beaucoup de coccinelles, de syrphes, de chrysopes, de phytoseiidae… Une régulation naturelle des ravageurs et donc moins de traitements. La fermeture des parcelles avec le filet paragrêle alt carpo, l’utilisation des produits doux, l’enherbement des vergers, la plantation de haies répondent aux exigences de nos clients depuis plus de cinq ans maintenant.

Retrouvez l’intégralité du dossier Vers une alimentation plus durable

Notes

[1] Globalgap est un organisme du secteur privé qui définit des référentiels sur la base du volontariat pour la certification des produits agricoles au niveau mondial.

[2] Norme BRC (British retail Consortium)

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