Lorsqu’un affichage en supermarché demande aux consommateurs de rapporter des produits ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée.

Ces alertes ont deux types d’origine
- Un problème constaté sur un produit
A l’occasion des analyses effectuées par les professionnels dans le cadre de leurs autocontrôles, ou d’analyses réalisées par les services officiels, des problèmes, appelés « non-conformités », peuvent être constatés. Il peut s’agir de problèmes sanitaires, mais aussi de problèmes au niveau de l’aspect ou du goût des aliments.
- L’existence de malades
Maux de tête, fièvre, nausées ou douleurs abdominales apparaissant après un repas peuvent être le signe d’une intoxication alimentaire, plus ou moins grave suivant l’agent pathogène incriminé et le type de malade (un enfant, une personne âgée ou immunodéprimée est beaucoup plus vulnérable). En cas de doute sur la qualité sanitaire de la nourriture ingérée, et surtout si deux personnes ou plus ayant mangé ensemble présentent les mêmes symptômes, il faut consulter un médecin car il s’agit généralement d’une toxi-infection alimentaire collective (TIAC).
La loi oblige les médecins, les laboratoires et les responsables d’établissements de restauration collective à signaler ces toxi-infections alimentaires collectives aux directions départementales interministérielles en charge de la protection des populations, afin que des mesures adaptées soient prises rapidement.
Qui est en charge du suivi des alertes ?
- Les trois administrations concernées (ministères chargés de l’alimentation, de la santé et de l’économie)
- L’Institut de Veille Sanitaire (InVS)
- L’appui de scientifique et technique de l’ANSES (issu de la fusion de l’AFSSA et de l’AFSSET)
L’évaluation des signalements et la mise en œuvre des investigations complémentaires par les services de contrôle reposent sur une collaboration et des échanges d’information rapides entre les différentes administrations concernées, tant au niveau local que national.
Que se passe-t-il après le déclenchement d’une alerte ?
En fonction des investigations réalisées par les professionnels et par les services de contrôle et de l’évaluation de la situation, des mesures de gestion sont prises. Citons par exemple :
- Le retrait de produits : c’est le fait de retirer un produit de la vente en raison du danger potentiel ou avéré afin d’empêcher la distribution et l’exposition à la vente de ce produit, ainsi que son offre au consommateur.
- Le rappel de produits : c’est le fait d’empêcher, après distribution, la consommation ou l’utilisation d’un produit par le consommateur et/ou à l’informer du danger qu’il court éventuellement s’il a déjà consommé le produit – Le rappel de produits se fait classiquement par voie d’affichettes sur les lieux de vente mais peut aussi être réalisé, dans certains cas, par voie de communiqué de presse.
- La mise en œuvre des mesures correctives ou préventives au sein de l’établissement de production ou de distribution afin d’éviter le renouvellement de la non-conformité.
Si le produit a été distribué vers un autre pays que la France ou s’il provient d’un autre pays, les autorités françaises préviennent les autres pays via un système d’alerte rapide européen (RASFF : Rapid Alert System for Food and Feed). Ce réseau d’alerte permet à l’ensemble des Etats concernés d’être informés du problème et de prendre les mesures nécessaires dans leur pays. De même si la France a reçu un produit présentant un problème via un autre pays européen, elle est informée par ce réseau.
Plus d’infos sur le site du RASFF :http://ec.europa.eu/food/food/rapid...
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