Le vin et la gastronomie sont déterminants dans le choix de séjour d’un touriste sur trois en France. L’oenotourisme attire 7,5 millions de visiteurs par an. Un essor qu’encouragent un prix national et la mise en place prochaine d’un label.
"Faire école pour faire mieux", c’est le souhait que formule Paul Dubrulle, le président du Conseil supérieur de l’oenotourisme, pour le lancement de la seconde édition du prix national de l’oenotourisme sur le salon des professionnels du tourisme Top résa, organisé fin septembre à Paris.
Pour l’ex patron du groupe Accor, auteur d’un rapport sur le sujet en 2007, dont les propositions ont été reprises par les ministères en charge de l’agriculture et du tourisme, la France ne doit pas se reposer sur ses lauriers et apprendre à structurer son offre touristique car les vignobles du Nouveau Monde et même de Chine s’y mettent déjà.
L’enjeu est important comme le montre l’étude réalisée par Atout France, l’agence chargée du développement touristique de la destination France. En l’espace de 7 ans, les visites en cave ont doublé et les 7,5 millions de visiteurs recensés en 2009 ont dépensé en moyenne 200 euros dont la moitié en vin, le reste se répartissant entre hébergement et gastronomie (voir repères). L’office Franceagrimer ne s’y trompe pas et participe financièrement à la structuration de l’offre et au prix de l’oenotourisme.
Après une première édition qui a distingué les pionniers comme le hameau du vin de George Duboeuf, l’édition 2010-2011 du Prix national de l’oenotourisme veut servir de catalyseur à toutes les initiatives , même les plus modestes. Du moment qu’elle soit imaginative et reflet d’un savoir faire local.
"L’oenotourisme, c’est un réseau qui s’étend du producteur à l’hostellerie en n’oubliant pas les agences de voyages". C’est pourquoi le prix se décline dorénavant en six catégories : viticulteur, hôtellerie, restauration, animation, communication, professionnels du tourisme.
Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 31 décembre 2010 (voir site). Après audition et visites de terrain, les résultats seront connus à l’été 2011.
Par ailleurs, le conseil supérieur de l’oenotourisme planche sur un projet de labellisation de territoire. " Le prix c’est pour distinguer des initiatives collectives ou individuelles, le label c’est valoriser la mise en réseau", souligne Paul Dubrulle qui espère pouvoir aboutir en 2011.
Repères :
- près de 10 000 caves ont accueilli plus de 7,5 millions de visiteurs dont 2,5 millions d’étrangers en 2009 (contre respectivement 5000 caves et 7 millions de visiteurs en 2002).
- L’Aquitaine, l’Alsace, la Bourgogne et la Champagne restent les destinations favorites
- Les touristes étrangers sont principalement anglais ou belges (20 %) puis néerlandais, allemands, américaines et suisses
- la moitié des visites se font en couple et le quart en famille
- 4 profils de visiteurs ont été identifiés : les experts (16%) ; les explorateurs (20 %) ; les épicuriens (40 %) ; les classiques (24 %)
- 75 % des visteurs sont des consommateurs réguliers de vin
Source : Atout France, Carnet de Route : Tourisme et vin. Les clientèles françaises et étrangères, les concurrents de la France, Comment rester compétitifs ?
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