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Circuits courts

Circuits courts : ça bouge dans les territoires !

03/10/2012

Les circuits courts s’organisent et se développent dans les régions. Zoom sur quelques initiatives locales dans le sud de la France.

Vente directe - Circuit court © Xavier Remongin / Min.agri.fr

Aujourd’hui 1 producteur sur 5 vend en circuit court, ce n’est donc plus une phénomène anecdotique. Acheter des produits en circuit court, c’est pour le consommateur une façon de redécouvrir les saveurs de sa région, de réagir face à la banalisation des produits et finalement de se réapproprier son alimentation. Quant aux agriculteurs, ils y gagnent un lien direct avec les consommateurs et une meilleure reconnaissance de leur travail.
Si les AMAP [1] sont un symbole fort de cette réalité, ce sont les ventes à la ferme et sur les marchés qui sont les modes de commercialisation principaux. Face à cette nouvelle donne, les territoires s’organisent.

À la mi-septembre, le séminaire Loccaterre [2] a été l’occasion de mettre en avant des initiatives au plus près de territoires.
Le bilan ? Pas de méthode clé en main, mais une certitude : sans partenariat, rien n’est possible. Et, au final, mettre en place des circuits de proximité sur un territoire, cela prend du temps, de l’implication, mais cela vaut le coût !

À Aix-en-Provence, un marché intercommunal des productions locales

Vente directe - Circuit court © Min.agri.frDepuis deux ans, entre avril et octobre, les amateurs de produits frais de la région d’Aix-en-Provence peuvent apprécier le marché de productions locales « Terres de Provence ». Un marché qui s’adresse à la fois aux professionnels et aux particuliers, où des producteurs vendent leur marchandise par cagettes de deux à cinq kilos. Les consommateurs profitent de prix moins élevés qu’en grande surface et plébiscitent le lieu : le marché accueille en moyenne 1200 visiteurs par jour.

- Pour en savoir plus : découvrez le site de Terres de Provence

Restauration scolaire locale dans le Lubéron

Depuis 2008, le Parc naturel régional (PNR) du Lubéron accompagne les communes qui souhaitent un approvisionnement local pour la restauration scolaire. Chambres d’agriculture, associations d’agriculteurs du parc et de producteurs locaux, centres permanents d’initiatives pour l’environnement....Tous font partie du partenariat lancé par le PNR. Et ce sont aujourd’hui 25 communes qui suivent cette démarche. Il ne s’agit pas de faire du 100 % local à tous les repas : les communes s’investissent de manière diverse et souple. Les cuisiniers scolaires ont suivi des formations sur les produits locaux et comment les cuisiner, et fonctionnent aujourd’hui en réseau ; un catalogue de producteurs locaux bio et de produits sous Appellation d’origine contrôlée a été constitué. Les parents ont été sensibilisés par les agriculteurs venus à la sortie des classes. Au final, des coûts quasiment similaires à un autre approvisionnement, et une vraie politique du goût à l’attention des enfants.

Point de vente solidaire à Arles

Vente directe - Circuit court © Min.agri.fr

Se pose la question de l’accessibilité, sociale ou géographique, des produits locaux à tous. Dans un quartier sensible de la ville, l’association « Solid’Arles, de la terre à l’assiette » tient un point de vente de produits maraîchers locaux. À l’origine du projet : le centre communal d’action social (CCAS) d’Arles, auquel se sont ajoutés de nombreux partenaires.
En mai 2011, 2 200 personnes étaient adhérentes, et la moitié d’entre elles vivait dans le quartier lui-même. Deux tarifs coexistent, en fonction de la situation des consommateurs. Ce système permet à des familles aux revenus modestes de consommer des fruits et légumes frais, tout en assurant le revenu des producteurs locaux et en participant à la vie du quartier (ateliers cuisine, animations et fêtes, repas commun à chaque changement de saison...).

- Pour en savoir plus : voir le site Internet de l’association Solid’Arles, de la terre à l’assiette

Les circuits courts dans l’aide alimentaire

Les restos du cœur travaillent traditionnellement avec un grossiste national. Pour la campagne hivernale 2011-2012, un partenariat entre l’institut scientifique de recherche agronomique (INRA), les restos du cœur de Hérault et le marché d’intérêt national de Montpellier a permis la mise en place d’un approvisionnement de l’association en produits locaux. Deux avantages : les personnes que les restos du cœur accueillent peuvent ainsi manger des produits frais, et l’association participe à l’économie locale.


Pour en savoir plus

Le site mairie-conseils repère les expériences intéressantes menées par les collectivités et les EPCI.


Pour aller plus loin

Les circuits courts sur Internet

14/11/2011

Les circuits courts font désormais bel et bien partie du vocabulaire des consommateurs, le made in « près de chez soi » a décidément le vent en poupe. Alim’gouv a fait un tour de Toile, non exhaustif, des sites Internet qui proposent des produits au plus près de chez vous.
 

Expériences innovantes de circuits courts

20/01/2012

en Agriculture biologique.
 

Notes

[1] AMAP : Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne

[2] Loccaterre (projet CASDAR de recherche sur les circuits courts de proximité) : trois années d’expérimentations sur huit territoires de parcs naturels régionaux. En savoir plus sur le projet Loccaterre

  • Gaspillage alimentaire
  • La Grande Tablée
  • Cités de la Gastronomie

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